tabac

 

Novembre, mois sans tabac ! On lit cela partout, on a envie de stopper et en même temps c'est loin d'être simple avec son lot de culpabilité (bas oui merci on le sait bien que c'est nocif seulement....voilà je fume et j'ai du mal à m'en passer) ! Arrêter seul est loin d'être facile et choisir des aides sera nécessaire. Alors en quoi un accompagnement naturopathique va vous être utile ?

 

Première chose : La motivation !

MOTIVATION

Le degré de motivation ! C’est le paramètre clé de la réussite, sans elle la mise en place d’un suivi sera vouée à l’échec. Il sera donc important de déterminer si c’est le bon moment pour arrêter de fumer (beaucoup de réunion en ce moment, situation familiale qui va mal, grosse période d'examens ...) c'est peut être pas le bon moment actuellement.

Cela étant la volonté ne suffit pas, le naturopathe aidera votre organisme à détourner ce leurre de la nicotine de votre cerveau. (Abordé plus bas dans l'article).

Le naturopathe va ensuite déterminer votre type de dépendance. S’agit-il d’une accoutumance ou d’une réelle addiction ? La dépendance est-elle physique ? Psychologique ? Environnementale ? Certains tests pourront vous aider à faire la différence ou voir le degré de dépendance et la motivation (Test de Fagerström, test de Horn, test de Demaria-Grimaldi-Lagrue).

La dépendance se caractérise comme un manque que l’on assimile souvent à un besoin physique qui survient quand on n’a pas fumé.

C'est la nicotine qui est à l'origine de la dépendance.

 

Différents types de dépendances 

Tabac 1

  • Psychologique,
  • Comportementale,
  • Physique ou pharmacologique.

C’est la durée de l’intoxication qui influe sur le type de dépendance. Un fumeur très dépendant fume habituellement plus de 25 cigarettes par jour, et c'est la première cigarette de la journée est la plus importante en termes de dépendance. Une personne réellement dépendante est obligée de fumer moins de 30 minutes après son réveil. Cette personne doit être prise en charge pour tenter d'arrêter de fumer.

Plusieurs types de dépendances :

La dépendance comportementale : Chaque fumeur a tendance à associer l’acte de fumer à certaines habitudes. Le fumeur peut avoir l'habitude de fumer sa cigarette dans les actes de la vie de tous les jours : les pauses-café dans la journée, les moments de convivialité (apéritifs, soirées), dans sa voiture, de retour chez lui après le travail, etc...

La dépendance psychologique : Les effets psychiques de la nicotine, sensation de plaisir, effet anxiolytique, stimulation intellectuelle, action antidépressive et effet coupe-faim sont à l’origine de la dépendance psychologique. Cette dépendance apparaît assez rapidement, après la phase d’initiation au tabac, dès que la consommation devient régulière, pour seulement 5 à 6 cigarettes par jour.

La dépendance physique :  C’est une sensation de manque, de pulsions irrésistibles à fumer, de mal-être qui peut associer de manière variable irritabilité, humeur dépressive, difficultés de concentration ou troubles du sommeil qui survient lors de la privation de cigarettes. Cette dépendance se manifeste de façon plus ou moins intense selon les fumeurs. Elle est tardive et survient après plusieurs années de consommation.

Mais pourquoi est-on dépendant ?

La nicotine un "neurotransmenteur" 

tabac nicotine neurotransmenteur

La nicotine doit être considérée comme une drogue et c’est une drogue à « renforcement », c'est-à dire que les fumeurs en veulent quels que soient les effets secondaires. Elle entraîne des changements chimiques et biologiques dans le cerveau. Dès la première bouffée de fumée inhalée la nicotine se trouvant dans le tabac circule dans le sang et  arrive en moins de 10 secondes au cerveau.

Elle vient alors se loger dans le noyau accubens du système limbique, zone clef dans la sensation de plaisir. A ce moment, elle va imiter l'action d'un neurotransmetteur naturel > l'acétylcholine et provoque la libération de la dopamine. Elle est responsable d'une dépendance à la nicotine qui est avant tout une dépendance physique considérée comme importante.

"Lorsque le fumeur fume, il sature tous ses récepteurs en quelques secondes : effet stimulant sympathique. Peu à peu le niveau de nicotine baisse et les effets de relaxation s’installent : effet parasympathique. C’est un mensonge ! ", nous explique le Dr David O'HareToute la régulation du système nerveux autonome n’est plus automatique mais sous la seule influence des cigarettes successives qui stimulent puis relaxent. Des montagnes russes émotionnelles et physiques, c’est ça le montage rusé de la nicotine d’où comme le dit si bien le Dr David O’Hare auteur de « Je veux arrêter de fumer », le nom de « neurotransmenteur ».

Les symptômes de sevrage sont sévères et la plupart des fumeurs n'arrivent pas à cesser de fumer lors de leur première tentative à cause de la force de cette dépendance. L'organisme humain s'habitue à la nicotine et l'effet de la nicotine s'atténue avec le temps.

Les gros fumeurs peuvent inhaler de plus grandes quantités de fumée, de plus en plus de toxines sans avoir d’effets négatifs. Avec le temps, l'organisme s'habitue à la nicotine et, par conséquent, les fumeurs fument davantage. La fumée de cigarette, acide, est absorbée par les poumons. La fumée issue de la pipe et du cigare est alcaline et la nicotine est cette fois absorbée par la bouche. Les poumons absorbent la nicotine très efficacement, laquelle se déplace ensuite dans la circulation sanguine, le cerveau et les autres organes du corps.

La nicotine atteint le cerveau seulement 10 secondes après l'inhalation, avec de nombreuses réactions physiologiques :

  • Augmentation aigue du rythme cardiaque et de la tension artérielle
  • Constriction des vaisseaux sanguins et chute de température corporelle aux extrémités, mains et pieds
  • Relaxation musculaire.

L'état de manque est variable selon les fumeurs et leur type de consommation.

A l’état de manque s’associe une notion de vide, de difficulté à se concentrer, d’irritabilité. Tout est fait pour trouver une cigarette ou se retrouver dans une situation où il est possible de fumer.

Ce syndrome de manque à la nicotine associe au moins quatre des symptômes suivants : Humeur dépressive, Insomnie, Irritabilité, Sentiments de frustration ou de colère, Anxiété, Difficulté de concentration, Agitation ou impatience, Ralentissement du rythme cardiaque, Augmentation de l'appétit, Augmentation du poids.

Cet état de manque se déclenche selon un temps propre à chaque fumeur : cela peut aller de quelques dizaines de minutes à quelques heures. Il se manifeste de manière très variable : une forte dépendance sera le témoin d’un syndrome de manque important nécessitant une prise en charge. Pour d’autres, moins dépendants, s’arrêter de fumer sans éprouver la moindre sensation de manque physique.

 

L'accompagnement naturopathique

tabac naturo

Lors de l’entretien, le naturopathe va chercher à apprendre à vous connaître pour pouvoir établir un plan d’attaque personnalisé. 

Une fois les balises posées, des techniques seront mises :

  • Modifier le goût de la cigarette,
  • Faciliter la désaccoutumance,
  • Calmer le système nerveux,
  • Drainer pour éliminer les toxines,
  • Réguler la glycémie (pour éviter la prise de poids).

L’arrêt du tabac engendre plusieurs modifications physiologiques dont il faut tenir compte pour obtenir des résultats durables et positifs. Le goût se modifie du fait de la disparition en bouche des résidus de combustion. Les aliments retrouvent leur saveur naturelle, plus agréable, mais qui surprend au début.

Plusieurs consultations naturopathiques pourront aider au sevrage tabagique, le tout est de déterminer le bon moment pour commencer un sevrage.

L'avantage de la prise en charge naturopathique c'est qu'elle est holistique. Le naturopathe dispose de plusieurs cordes à son arc pour vous donner tous les outils nécéssaires au sevrage tabagique mais aussi aider votre corps à se régénérer et à vos poumons d'éliminer les toxines comme la phytothérapie, l'aromathérapie, des élixirs floraux, des techniques de relaxation, de la cohérence cardiaque et / ou de la réflexologie,  des massages ...

La phytothérapie et la micronutrition pourront être par exemple proposées selon les symptômes que vous pourrez ressentir lors du sevrage. Selon s’il y a une carence en sérotonine, dopamine, des compulsions, une irritabilité, une insomnie, un stress accru, des trous de mémoire, de concentration, des boulimies fréquents, etc. les conseils et posologies seront différents. 

L'hypnose donne également de bons résultats !

Je travaille en collaboration avec Angèle Pericas, Hypnopraticienne  sur Montauban et avec Sanaa Guerch, réfléxologue .

Vous pouvez également me consulter : www.naturopathie82.net

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En savoir plus, Bibliographie utile